Réalisation de documentaires [Céline Erroelen]

Que ce soit dans ses travaux documentaires ou dans la photographie argentique, elle a toujours exploré les frontières poreuses entre le passé et le présent. Dans chacun de ses projets, elle part sur les vestiges de sa vie et de celle de ses proches, tentant de les immortaliser et d’arrêter le temps. Elle questionne des émotions impalpables comme la mélancolie, l’amour ou la joie et essaye d’en faire des portraits doux et souriants.

Projets de documentaire en cours

L’homme et la bête
Long-métrage documentaire en cours d’écriture, produit par Félix Lambot de Initial Films

2007, j’ai onze ans. L’été est long et je m’ennuie. Je viens toquer à la porte de la chambre de mon père, qui, comme toujours, est couché sur son lit, le regard dans le vide. Cherchant son attention, je lui demande ce qu’il fait. Il me répond qu’il attend la mort et me demande de le laisser tranquille. 

La mélancolie de mon père m’impressionne. Moi aussi je suis obsédée par le temps qui passe. Sauf que moi, j’en ai peur. Aujourd’hui, je m’accroche à la joie, tentant inlassablement de la saisir. Je chavire, entre ces deux émotions et j’ai souvent le sentiment de devoir être dans une lutte permanente pour que la mélancolie ne prenne pas le dessus. 

Depuis dix ans, je fouille le passé de mon père, questionnant les gens. Je lis des vieux carnets trouvés dans le grenier, je me plonge dans des photos poussiéreuses desquelles il ne veut pas parler. Doucement, je dessine un portrait de mon père, si loin de l’homme dépressif que j’ai toujours connu. Lui, aujourd’hui assommé par sa camisole chimique, a été différent. 

En recollant les bribes de sa vie, je comprends qu’il a lui aussi oscillé entre la joie et la mélancolie. Tout comme moi. Je me reconnais en lui et une angoisse profonde m’envahit : ai-je le choix de l’héritage qu’il me laisse ?

Mon père a chuté à quarante-huit ans. Je ne veux pas suivre le même chemin que lui et aujourd’hui, je décide de m’en libérer.

Dernier voyage à vélo avec Alex
Court-métrage documentaire en cours de postproduction

Suite au décès d’un ami, Alex, je pars seule en voyage à vélo. Mes pensées, traduites par une voix-off, accompagnent mon périple. Le film pose des réflexions sur le deuil et sur les manières qu’on trouve de faire vivre les morts parmi nous. Les paroles d’amis d’Alex résonnent dans ces paysages vastes et vides. Ils évoquent la douleur mais aussi les sourires de nos nouvelles cohabitations, parfois décalées, avec ce nouveau fantôme. 

Qu’est-ce que tu nous laisses ?
Projet solo

Il y a deux mois, je suis tombée sur trois grandes caisses, portant mon nom. Dedans, des amas de papiers et de photos appartenant à mon grand-oncle, Henry. Il est mort il y a vingt ans et apparemment, j’avais décidé de tout garder. Je sors une photo au hasard. Curieuse, je retrouve le lieu où elle a été prise et une émotion me prend. Une nostalgie étrange, d’un moment que je n’ai même pas connu. Ce sentiment lourd et souriant de revenir sur ses pas. Je décide alors de fouiller ses caisses et de prendre des objets, intuitivement, qui m’appellent et qui m’attire. Avec ceux-ci , je décide de partir sur les endroits de ses souvenirs pour pouvoir tenter de retrouver cet homme que j’ai trop peu connu. 

À propos de Céline

Céline Erroelen a grandi en Wallonie. Après trois ans d’études de réalisation à l’IAD, elle étudie deux ans à la HELB où elle sort diplômée en juin 2024. Elle y réalise deux documentaires : Sin et L’été sera pour nous. Ces deux films oscillent entre la fiction et le réel. C’est lors de ces deux créations qu’elle décide de se tourner vers le documentaire. Elle y a trouvé un terrain de jeu, vaste et inspirant, dans lequel ses envies fictionnelles trouvent leur place. Elle participe à une résidence d’écriture organisée par Cinémondes en septembre 2024 avec son projet documentaire L’homme et la bête. Le film parle de la recherche de la joie dans la dépression de son père par le prisme de la poésie et du rire. En parallèle, Céline est en postproduction d’un court-métrage documentaire autoproduit qui parle du deuil et de la cohabitation entre les vivants et les fantômes : Dernier voyage à vélo avec Alex.



La photographie fait également partie de son univers artistique. Son travail est empreint de nostalgie, dans une volonté de rendre éternels les instants fugaces et de tenter de saisir, voire de contrôler, le temps. Elle photographie principalement ses proches ainsi que les lieux qui comptent pour elle. Ses images sont généralement accompagnées de poésie : des mots éclatés qui reflètent l’émotion singulière qui la traverse au moment du déclenchement. Car lorsque la photographie s’imprime sur la pellicule, l’instant capturé a déjà disparu. Elle a eu l’opportunité d’exposer à La Tricoterie à l’automne 2025, et une autre exposition est en préparation pour l’été 2026 au Préau à Ixelles. Elle a notamment suivi une année de cours de photographie argentique à l’académie de Molenbeek-Saint-Jean.

Contact

Pour toute demande d’informations, de rencontre ou autre, n’hésitez pas à contacter Céline par e-mail via celine.erroelen@hotmail.com ou par téléphone au +32 (0)487 99 90 73. Vous pouvez par ailleurs suivre ses projets sur Instagram.

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