Gender@war 1914-1918, dès le 6 mai à La Fonderie

23-04-2018

Gender@war 1914-1918

Femmes et Hommes en guerre

Dès le 6 mai prochain, l'exposition conçue par le CARHIF, Gender@war 1914-1918, sera visible à La Fonderie.

11 novembre 1918, 11 heures, l'armistice est proclamé. Les foules exultent et acclament la fin de la guerre. À l'occasion du centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, La Fonderie présentera, d

En France, en Allemagne et en Grand-Bretagne, où la mobilisation des hommes est importante, les femmes remplacent les hommes et accèdent à des métiers traditionnellement masculins : pompières, factrices, conductrices ou receveuses de tramways, employées dans certaines administrations… Sans oublier que, dès 1915, elles sont requises pour l'industrie de guerre. Ces incursions dans des domaines masculins créent souvent des craintes quant à l'inversion des genres et à la concurrence des femmes sur le marché du travail.

L'exposition trouve sa place à La Fonderie car elle offre un regard social sur cette guerre dont l'ampleur et l'extrême violence suscitent encore une profonde émotion. La Première Guerre mondiale a profondément bouleversé la société héritée du 19ème siècle. Plus spécifiquement, dans le domaine de l'égalité des sexes et de la division des rôles, plus rien ne sera comme avant.

La mémoire collective véhicule encore les images du valeureux soldat défendant la patrie et de la femme soignant les blessés ou pleurant ses morts. Mais ces images convenues dissimulent les rôles bien plus complexes et multiples attribués aux hommes et aux femmes durant le conflit.

À travers des exemples tirés de quatre pays (Allemagne, Belgique, France et Grande-Bretagne), l'exposition explore l’étroite dépendance entre les fronts militaire et civil et ses conséquences sur les rôles masculins et féminins. Qu’attend-on des hommes, des femmes et des enfants ? Quelles sont leurs souffrances et leurs contributions à l’effort de guerre ? Comment la guerre affecte-t-elle leur statut dans la famille et la société ?

L’exposition suggère des réponses à ces questions, en montrant le choc infligé à des dizaines de millions d’hommes et de femmes : la guerre envoie les hommes au front, sépare les familles, désorganise le monde du travail, propulse les femmes dans des fonctions traditionnellement masculines, ou au contraire, dans les régions occupées, renvoie les hommes et les femmes au foyer et les oblige à gérer ensemble la précarité domestique. Comment la guerre brouille-t-elle les codes de la féminité et de la masculinité ? Comment exalte-t-elle des valeurs très conventionnelles tout en proposant des modèles émancipateurs ?

Enfin, Gender@war décrit les conséquences de la guerre sur les droits économiques et politiques des hommes et des femmes et la construction de la mémoire du conflit.


En Belgique occupée, seuls 20% des hommes sont absents. L'industrie et le commerce sont à l'arrêt et le chômage explose pour les femmes comme pour les hommes. C'est ensemble qu'ils affrontent les destructions, les réquisitions et le blocus, font la file pour recevoir l'aide alimentaire ou s'activent dans de nombreuses œuvres caritatives. Cette situation fait redouter à certains une "féminisation" des hommes.

Confrontant en permanence propagande, rôles attendus et réalité, l'exposition dépasse les clichés et fait largement réfléchir aux effets des conflits armés sur le statut des hommes et des femmes dans la société. Trilingue (français – néerlandais - anglais) et présentant plus de 300 documents (photos, affiches, dessins, caricatures, publications, lettres, cartes postales…) issus de nombreux centres belges et étrangers, elle s’adresse à un large public, jeune et moins jeune. Elle sera accompagnée d'un programme d'activités variées : journée familiale pour l'ouverture, visites guidées, animations scolaires, concours d'écriture sur la lettre de guerre, lecture publique, conférences…

L'exposition sera visible du dimanche 6 mai au dimanche 21 octobre 2018

De nombreuses activités sont prévues autour de l'exposition.

Plus d'infos sur le site de La Fonderie